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Crepuscule-Road

Never say never(land)

le 02/10/2010 à 03h29

 oOo Music oOo


 Je me suis enfermée dans des recoins d'enfance pour regarder passer la vie. Spectatrice des autres et de la course logique du monde. J'ai mis mon coeur et mon esprit sur pause pour mieux figer ces 20 ans qui m'ouvraient grand leurs bras-précipices. J'ai creusé le sol avec mes pieds pour les empêcher d'avancer. 

 Et ces nuits sous les étoiles, à deux sur un grand matelas, à regarder filer les astres pendant que nous on ne changeait pas, pendant que l'enfance débordait encore de nos discussions de demis-adultes, la musique de Peter Pan au creux des oreilles, comme une confirmation de cette constance. De cet état qui jamais ne disparaitrait vraiment. 

 Et on courait encore dans les allées des magasins pour être le premier à la caisse. Et on comptait le nombre de frites dans nos assiettes pour en avoir le même nombre. Et s'il était impair, on coupait la dernière frite en deux. Et on s'enfonçait dans des canapés, les genoux ramenés jusqu'à la taille pour s'émerveiller encore et encore devant les mêmes films , en mangeant des bonbons.

Et on faisait des cannulars au téléphone. Et on se parlait par talkie-walkies d'une pièce à l'autre. Et on innondait l'appart en se jetant des saladiers d'eau, on glissait sur le sol délavé en riant, et on utilisait toutes les serviettes de la salle de bain pour éponger les sols, histoire de pas se faire remonter les bretelles le lendemain...

Et on s'en foutait pas mal d'avoir passé l'âge de ces choses là. Parce que quand on était tous les deux, c'était un peu comme si l'âge était une invention idiote destinée rien qu'aux autres. Histoire de leur permettre de suivre un fil, de savoir où ils allaient. 

Nous on s'en fichait complètement de la destination, on avançait en marchant de travers, sans vraiment regarder devant nous. On préférait continuer à faire des zigzags dans les cours de récré.

Et je me sentais forte, avec mon sac d'insouciance sur le dos. Une belle insouciance qu'on s'était bati à deux, avec de jolies briques. Transparentes, pour pas se couper du reste du monde, mais suffisement solides pour s'en protéger un peu quand même.  Et je pensais que toujours on fonctionnerait comme ça. Avec notre pays imaginaire à nous, bien ancré dans la réalité des autres.  Avec nos films cultes de mômes, notre façon de se dire bonjour en se tapant dans les mains selon un rituel secret que nous seuls connaissions, nos courses dans les couloirs déserts des résidences étudiantes, et nos nuits à refaire le monde...

Et puis...

Je saurais pas dire si on a finalement grandi, ou si un jour nos briques elles ont plus été assez solides pour deux... Peut être qu'on s'est juste rendu compte qu'on pouvait pas faire semblant d'avoir 10 ans pour toujours, peut être que c'est juste le temps qui nous a poussés vers moins de folie, vers moins de magie.

Je regarde nos vidéos, nos parodies de films dont certaines remontent presque à l'enfance, je revois nos fous rires figés sur ces écrans, notre capacité à toujours inventer des scénarios hallucinants, nos bêtisiers quand on s'y reprenait à vingt fois pour tourner la même scène...Et je ressens un grand manque de tout ça...

 Je suis sure que si l'occasion se présentait, qu'on avait le loisir de repasser quelques jours ensemble, le mécanisme s'enclencherait de nouveau, naturellement, sans même avoir besoin de se forcer. Mais ça fait tellement longtemps qu'on l'a pas eu cette occasion, qu'on est bouffés par les obligations du quotidien, par nos "responsabilités" de trois-quarts d'adultes, et par cette impossibilité à se retrouver au même endroit plus de quelques heures d'affilé...J'en ai presque oublié ce que ça faisait l'insouciance.

Tout ça pour dire que ça me manque. Que notre enfance d'adultes me manque. Que nos rêves trop grands qu'on s'écrivait sur des papiers trop petits me manquent. Et que j'ai envie de m'allonger dans la neige ivre de rire à nouveau, de re-pleurer devant un feu d'artifice au pied du chateau de Disneyland Paris, juste pour me rappeler quelques instants ce que ça faisait d'être nous, là, derrière notre mur de briques, derrière notre insouciance. 

En attendant, je m'entête à creuser ce sol toujours plus fort, à refuser d'avancer et d'évoluer, tandis que le reste du monde autour de nous, continue de grandir. 

Et que je refuse de le suivre... 

Amsterdam

le 15/09/2010 à 02h05

oOo Music oOo 

Amsterdam

La nuit tombe, nous désarme
Nous voila libres et sans peur
Soleil déclinant,sur pauvre macadam
Soleil rouge éclipsant, nos timides ardeurs  

Amsterdam

On a courru, en riant, à l'envers
Loin des autres, sur des routes absentes
On a serré nos poings, frôlé un peu les pierres
Tout en gardant pour nous, la délicieuse attente

Deux gamins, deux amis, préludant d'une fugue
Deux en fuite, deux simples courants d'air 
Deux avions zigzaguant, qu'un ciel orange subjugue  
Deux espoirs d'évasion, avides de ciels d'hiver

Amsterdam

La voila notre ville aux cents souffles
Aux ombres qui lentement crépitent
Tu le sens ce coeur qui s'essoufle
Et qui au creux de nous palpite ?

On a courru en riant de travers
On a posé nos rêves, à genoux sur la grêve 
Et j'ai serré ta main, posée là, sur la pierre
Et j'ai fermé les yeux, chassant la fin du rêve

La nuit, sans prévenir, nous avait recouverts
Libres et émus un peu, et puis heureux et fiers
La lune en particules, sur notre macadam 
Avait nacrés de blanc, nos brulants états d'âme
 
Nos souffles d'Amsterdam...
 

In Between The Lines

le 30/06/2010 à 02h36
 
"You've been laying there so long that 
You just about have forgotten how to live your life 
Well, you can't find where you belong 
No, you can't find where you fit in 
Tear down all the walls that surround you 
The walls that cloud your mind to reality 
From what you see and what's really going on 
Break away. "
 
J'ai l'impression de m'être assise un jour sur un banc, dans une station de métro quelquonque que je ne connaissais pas encore. Je me suis posée là avec un livre et un peu de musique, en me disant que j'avais bien "le temps" avant de monter dans un wagon, qu'il fallait que je prenne d'abord conscience de mon environnement et de toutes les destinations envisageables avant de me décider à emprunter l'une des lignes au programme.
 
Alors j'ai passé des heures, des jours et des semaines à déchiffrer les plans mis à ma disposition, à disséquer chaque trajectoire possible. J'ai regardé à quoi ressemblaient les gens qui empruntaient telle ou telle ligne, qui montaient dans tel ou tel wagon. Je ne pouvais décemment pas monter dans le même wagon que ces filles portant des jupes plus courtes que la participation de la France en coupe du monde, qui ricanaient bêtement à la moindre phrase prononcée par l'une ou de l'autre. Pas question non plus de me glisser dans le même wagon que ces hommes en costume trois-pièces. Attaché case à la main droite, un coup d'oeil sur la montre en argent, pendant fièrement au poignet gauche, le regard vide d'émotions.
 
Parfois aux heures de pointes, alors que dans des mouvements de foule totalement destructurés, chacun se glissait instinctivement dans la première rame qui passait, je me suis mise à envier tous ceux qui savaient où ils allaient ou qui tout simplement s'en moquaient.
 
J'aurais aimé moi aussi me lever, mue par une impulsion nette et précise, et me jeter dans le premier train sans réfléchir. Me dire que "peu importe la destination, c'était le voyage qui comptait" ou encore que "quand rien n'est prévu, tout est possible".
Mais un simple regard à la pile de prospectus à mes côtés sur le banc suffisait à réfréner mes ardeurs. "Et si j'empruntais cette ligne pour me rendre compte que finalement ce n'était pas du tout là que je désirais aller ?" 
 
Alors plutôt que de me tromper, j'ai continué à réfléchir. A relire chaque itinéraire en long, en large et en travers... 
 
Parfois aussi, il y a eu de ces moments un peu suspendus dans le temps ou je croisais dans la foule un regard familier. Pas de montre en argent, pas de mini-jupe, juste quelqu'un comme moi, là de l'autre côté de la station, assis sur un banc un peu similaire au mien, perdu dans une foule de prospectus. 
 
Alors soudain, l'espoir, la sensation d'un vide qui se remplit, un écho à mes doutes. Et si décider à deux s'avérait plus facile ? 
 
Bien souvent, le temps que je me décide à oser traverser la station, le temps d'emprunter ces escaliers trop longs et de courir jusqu'à ce banc inespéré, l'occupant avait déserté les lieux.
 
Alors je repartais en sens inverse, un peu découragée, retrouver mon banc, mes livres, ma musique, et mes plans du réseau. Devant cette toile d'arraignée alambiquée, mosaique de codes couleurs, de lettres et de numéros je me suis demandée qui avait eu l'idée d'inventer un parcours si compliqué. N'y aurait il pas eu moyen de proposer seulement deux lignes aux voyageurs ? "La bonne" et "La mauvaise". 
 
Bien sur il y a eu quelques tentatives. Parfois, une inspiration soudaine et déraisonnée me poussait vers une rame en particulier...Etait ce la consonnance attirante du nom de la destination ? L'allure convaincante des gens qui l'empruntaient ? Ou tout simplement le besoin opressant de ne plus sentir les regards lourds de repproches des autres voyageurs qui ne supportaient plus ma présence sur ce banc à longueur de journées. 
 
Alors j'ai emprunté quelques lignes tout de même, pour me donner bonne conscience, pour leur faire plaisir à eux. Le temps de 2 ou 3 arrêts généralement, pas plus. Le temps de me rendre compte qu'elles n'étaient pas les bonnes tout simplement. Alors je reprenais le métro en sens inverse, et je pouvais lire la désapprobation dans les yeux des habitués au moment ou les portes coulissantes s'ouvraient pour déverser un flot de voyageurs parmi lesquels je me trouvais. 
 
Pendant quelques temps après ça, j'essayais de me faire discrète sur mon banc, de ne pas prendre trop de place dans le quotidien de la station...

Mais bien vite je sentais que ma présence redevenait difficilement supportable...
 
 
Récemment, un peu par hasard, j'ai eu la sensation inédite de tomber enfin sur la bonne ligne, sur le bon itinéraire de voyage. Peut être pas celui qui me mènera sur cette fameuse "bonne" voie imaginaire, mais plutôt celui qui me remet sur les rails, qui me fait quitter ce banc que je ne pouvais plus voir en peinture (blanche).
 
Comme à chaque fois il y a eu ce moment d'hésitation. Cette foule de questions, le regard inquiet à la pile de prospectus. Mais pour une fois j'ai décidé de les ignorer. De me moquer d'à quoi ressemblera ma destination. Je me suis rendu compte que si en cours de route je sens que la trajectoire dévie de mes rêves et de mes envies, je n'aurais qu'à descendre de la rame et trouver la bonne correspondance. Continuer à avancer, même par des voies alambiquées dans cette mosaique que je ne saurais jamais déchiffrer, plutôt que de repartir en sens inverse, de chercher à retrouver la sécurité de mon banc.  
 
Alors je me suis levée, je me suis mêlée à un groupe de voyageurs en pleine heure de pointe, et au moment ou la sonnerie à retentit, que la rame s'est arrêtée devant nous et que les portes se sont ouvertes, j'ai juste fermé les yeux et je me suis laissé porter et pousser vers l'interieur par la file de ceux qui savent ce qu'ils font. Je me suis simplement laissée aller.
 
Par la fenêtre, avant de partir, j'ai jeté un dernier regard à ces habitués qui m'observaient l'air narquois, et s'attendaient j'en suis sure à me voir revenir d'ici la fin de la journée. 
 
Intérieurement j'ai souri et je leur ai dit au revoir. Je me suis promis que quitte à emprunter des voies alambiquées, quitte à changer de ligne toutes les semaines, tous les mois ou tous les ans, je ne reviendrais plus jamais au point de départ.
 
Que je ne m'assierais plus jamais sur ce banc.

 

Conquest of paradise...

le 04/04/2010 à 00h48

oOo Music oOo

 Se réveiller à l'aube, avant le réveil, avec Coldplay qui passe à la radio dans la chambre d'à côté. Prendre son petit déjeuner sur une terrasse baignée de soleil, à 8h du matin.

Vider nos candy'ups à la fraise dans des grands
bols et les boire glacés. 

Prendre une douche bien fraiche, s'habiller léger, attraper appareils photos et baladeurs, et partir pour la journée. Presser l'allure pour attraper le bus à temps.

Visiter la ville un peu, s'arrêter pour manger "Au temps des cerises",et puis parcourir les rayons de la Fnac, craquer pour un livre ou deux...
Aller au cinéma et en sortant du film, s'asseoir devant la grande baie vitré baignée de soleil des Docks 76 pour écouter la musique apaisante, qui défile dans les enceintes du magasin, discuter de tout et de rien dans des sièges trop grands. 
 
Puis se dépêcher pour ne pas rater le bus du retour, longer les quais pendant une demi heure, avec le soleil qui brule les tempes et les nuques, et les gens autour de nous qui font du roller. Rater le bus, s'arrêter pour boire un coca dans un bar, sympathiser avec les gérants au passage,attraper le bus suivant, rentrer pile à temps pour allumer le barbecue avant la nuit. Faire griller la viande au feeling.
Se cacher chacun de son côté pour emballer des cadeaux dans du papier journal un peu vulgaire qui fera l'affaire. 
 
Mettre la table dans la veranda, avec un splendide ciel rose pour toile de fond. Trinquer au Canada Dry. Faire flamber les bananes avec du chocolat fondu et planter une bougie sur chacune. S'offrir les cadeaux respectifs. 
 
Se poser à la nuit tombée avec un gros paquet de chamallow et 2 brochettes devant les braises encore incandescentes, jouer deux trois airs à la guitare, discuter de tout et de rien pendant que l'air s'emplit d'une l'odeur de chamallow fondu. 
 
Finir la soirée dans la cuisine avec la musique pour unique compagnie, à boire deux grands chocolats chauds. Ouvrir la porte fenêtre, éteindre les lumières et regarder les étoiles en écoutant Era. Se laisser submerger par la beauté d'une nuit d'été, le silence à perte d'ouie, les étoiles à perte de vue, les soucis à perte de mémoire...
 
Aller se coucher avec une pile de Journal de Mickey et de Super Picsou Geant à côté du lit, dans une chambre qui n'est pas la sienne. Observer avant d'éteindre la lumière le télescope tourné vers la fenêtre, les collections de figurines, les posters, les livres qu'on a lu nous aussi quinze ans plus tôt...
 
Avoir tout simplement 10 ans et demi pendant quelques jours, et vouloir que ça ne s'arrête jamais. 
 
Vivement l'été à nouveau.
 
Vivement la fin de l'entracte...

Obsession Blanche

le 28/02/2010 à 01h26


oOo Music oOo 

"Le stylo retombe avec un bruit sec sur la table. L'angoisse lui serre les tempes; il n'a écrit que la peur blanche du blanc sur le blanc, que la peur vide du vide sur le vide... Que fait-il de sa vie ? De son espoir et de son désespoir ? Que fait-il de ces heures qui se traînent ou s'enfuient, de ces jours dont le sens est justement de n'avoir plus de sens ? De cet espace dans lequel il s'emprisonne afin de chercher en vain un absolu dont il n'a pas le courage."

Obsession Blanche - Valérie Valère

Depuis quelques mois, je suis comme Gene, le héros d'Obsession Blanche, l'angoisse de la page blanche m'étreint et ne me lache plus. Je n'écris pas. Mes mots me fuient... Et je ne contrôle pas cette fuite, je ne  peux que la constater, impuissante.   

Parfois pourtant, j'ai l'impression qu'ils sont là, qu'ils reviennent doucement, que quelque chose se noue enfin à l'intérieur...Alors je m'y accroche desesperement, je me jette sur le crayon ou le clavier le plus proche, je commence à écrire...

Mais bien trop vite cet élan furtif est derrière moi...Je n'arrive pas à retenir mes mots, à les empêcher de me laisser l'esprit vide, ils reculent, sont aspirés, avec la force et la vitesse d'une tempête bretonne...Pour imager, c'est comme si j'avais sans arrêt une main dans le sable, en bord de mer. Parfois j'arrive à en retenir un peu entre mes phalanges, mais bien trop rapidement l'eau vient tout recouvrir et tout le sable me file entre les doigts. 

Mes mots me fuient de la même façon. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui m'arrive, ce n'est pas que je n'ai plus envie d'écrire, mais c'est comme si je ne savais plus. Comme si j'avais perdu le mode d'emploi. 

Comme Gene je ne sais plus écrire que "la peur blanche du blanc sur le blanc, la peur vide du vide sur le vide". Alors plutôt que d'écrire pour ne rien dire, j'ai fini par me résoudre au silence. 

Voilà pourquoi dernièrement les articles se font rares (voire inexistants), je n'ai pas envie de forcer les choses, j'ai toujours écrit sur des impulsions, les doigts fébriles, l'esprit débordé et dépassé, je ne veux pas me résoudre à écrire pour écrire, revenir ici dans deux ans et me dire "Cet article c'était vraiment du remplissage". 

J'écrirais à nouveau bien sur, dans deux jours, dans dix jours, dans trois mois, je ne sais pas... Quand les choses seront belles et fortes, quand il y aura enfin quelque chose à dire...

En attendant, j'espère simplement que le jour où les mots reprendront leur place, vous serez toujours là.
 
Parce que l'écho, cet écho, que je rencontre à tout ce que je raconte ici, c'est comme mon envie d'écrire, c'est pas toujours vraiment présent, ça va, ça vient, mais quand c'est vraiment là, ça fait un bien fou...Un peu comme un voile qui déchire le silence.
Un silence qu'on a plus jamais envie de rafistoler ensuite...
 
Alors, à bientôt.
 
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PS : A défaut de lire mes mots, je ne peux que vous conseiller ceux de l'auteur que j'ai cité en début d'article. Valérie Valère, auteur précoce qui n'a malheureusement pas dépassé les 21 printemps mais qui a laissé derrière elle une poignée de bouquins tous écrits entre 16 et 20 ans, troublants, touchants, déroutants, et surtout immensément bien écrits...

(A noter qu'on ne ressort pas intact de la lecture d'un de ses livres, il vaut peut être mieux le savoir avant de s'y aventurer...)
 
Je vous conseille les lectures de Malika ou un jour comme les autres, Le pavillon des enfants fous, Obsession Blanche, Vera ou encore Laisse pleurer la pluie sur tes yeux. )