Crepuscule-Road

Escape

le 16/03/2008 à 23h05


oOo Music oOo
(Ecouter Dreams)

Et l'aube se dessine
Bien qu'encore trop abstraite
Ce futur qui fascine
Cette fuite imparfaite

Je cours sous ces élans d'étoiles
Sous ces poussières de feu
Qui doucement dévoilent
Ce qui viendra sous peu

...Eclairer ma cavale

Ennivrée d'inconnu
Etouffée d'aventure
Je ne respire plus
Qu'un souffle qui perdure

Et l'aube se dessine
Bien qu'encore trop abstraite
Passé qu'on assassine
Puis fuite sans défaite

Je cours...

Again & Again

le 13/03/2008 à 02h26


oOo Music oOo
(Ecouter Kindly Unspoken, la derniere de la liste)

Another day, another place...Another country....Et voila retour a la case depart...
Encore un de ces "derniers soirs" perdus entre deux feux... Un de ces instants qui cherche sa place entre 2 presents...

Ce present qui assimile les choses qui se sont deroulees durant les dernieres semaines et qui comprend que c'est fini, et ce present qui s'interroge sur ce qui vient maintenant...

La vie c'est un eternel recommencement a ce qu'on dit...Et je suis la sur ce lit, je regarde dans un coin de cette chambre les 3 valises posees sur le sol qui attendent sagement le depart demain matin...

Ces quelques souvenirs qui s'entassent dans 3 sacs qu'il a ete difficile de fermer...Le T-shirt I Love NY achete sur Time Square, le crayon avec un bouchon en forme de coeur que m'ont offert les enfants a mon arrivee, le fameux bonnet beige New York City et le projet ambitieux qui etait lie a ce simple achat

-J'achete un Pin's de New York, je l'accroche a ce bonnet, et voila pendant toute cette annee, chaque fois que je visiterai un nouvel endroit, une nouvelle ville, un monument important, j'essaierai d'en degoter un Pin's et de l'y accrocher a son tour...Un peu comme quelque chose pour me rappeler dans 10 ans quand je tomberai sur ce vieux bonnet tous les souvenirs qui sont rattaches a chacun d'entre eux...

Je prevoyais d'y accrocher des Pin's de Boston, Chicago, Wilmington, San Francisco, la Pensylvanie, la Floride...

C'etait ambitieux..Sur ce bonnet il n'y aura au final que ce fameux Pin's New York qui passera la douane avec moi demain...
A la limite je pourrais y rajouter celui de la tour Eiffel si je veux...Mais ca risquerait de remuer encore un peu le couteau dans la plaie...

Eternel recommencement...

J'etais partie pour me trouver, pour y voir un peu plus clair, je me laissais un an de repit, un an sans contraintes, sans pression d'orientation, sans problemes d'argent, sans conflits interieurs...Un an pour y voir plus clair et en apprendre un peu plus sur ce que je veux devenir.

Resultat me voila un mois plus tard a peine, revenue a la case depart...Cette fameuse case haie de tous les fans de jeux de societe...Je n'ai pas perdu la partie, mais je repars avec un sacre handicap dans les jambes...

Je suis triste de partir si vite, d'abandonner si rapidement les quelques nouvelles petites habitudes que j'avais prises...
J'avais cree en quelque sorte un nouveau quotidien en trois petites semaines ici mine de rien...

Je laisse derriere moi des nouvelles odeurs deja familieres, des chansons evocatrices, des petits bouts de souvenirs perdus entre les quelques mauvais moments...

J'avais enfin compris comment faire fonctionner l'eau chaude sans me bruler dans la salle de bain... Je mettais expres un peu plus de guimauve que de cereales quand je servais les Lucky Charms de Braden le matin vu que de toute facon il ne mangeait que les guimauves...
J'avais peu a peu assimile l'ordre des rayons du Stop'n Shop dans lequel on allait faire les courses a la nuit tombee avec Glenn le pere de la famille, j'appreciais qu'on s'arrete au retour chez Friendly's pour prendre un milk-shake a deguster sur le chemin...J'etais fan de l'odeur des Cheese Stix tout chaud au repas du soir...Repas qui se faisaient sur fond de generique du dessin anime Max and Ruby (seul cartoon capable de captiver les enfants et de les plonger dans un silence total pendant 20 minutes, un miracle !).

Je regretterai les petits moments seule avec Braden l'apres midi, quand on sortait dans le jardin qui arborait encore un peu de neige fondue, avec nos gants et nos gros manteaux...Qu'on jouait a laisser nos empruntes de mains dans ces vieux restes cristallises qui fondaient au soleil, puis quand on partait a l'assaut de sa cabane-bateau, avec une longue vue et une barre, comme dans les vrais...

Puis on rentrait a l'interieur en claquant des dents, on enlevait nos chaussures mouillees et on se collait devant les dessins animes et l'indetronable Little Bill en degustant le gouter.
On apprenait des supers insultes grace a Little Bill.
"Poo-poo Diaper Baby" est d'ailleurs le groupe de mot que j'ai entendu le plus durant ces 3 semaines ^^

Je regretterai les "Miss Seb" de la petite Haley ( qui a du mal a prononcer les v ^^), et son air trop mignon, pince et serieux quand elle venait me voir pour me dire qu'un des autres petits monstres faisait une betise mais qu'elle pouvait pas y faire grand chose.
Je retiendrais tous ses "Pick me up please miss Seb" (--> Prends moi dans tes bras), jai du me faire des muscles en beton grace a elle durant ce court sejour...

Je retiendrais les yeux bleus et la bouille trognonne du petit Colin qui cachait un petit demon sous cet air d'ange mais on lui pardonnait quand meme...

Puis je retiendrais le cote princesse de la petite Brielle qui refusait de se faire appeler autrement que Belle pour rendre hommage a son personnage de fiction prefere ( Beauty and the Beast)...Son oreiller Belle, sa couverture Belle, ses habits Belle, ses jouets Belle, ses couverts et assiettes Belle, ses chaussures Belle, et meme ses crayons et cahiers d'ecole Belle...C'etait plus de l'amour c'etait de la rage...

J'ai la sensation desagreable de laisser de l'inacheve derriere moi...Malgre tous les moments difficiles, malgre les crises avec les petits, malgre les reactions pas toujours parfaites des parents...

Il est bizarre l'esprit humain...C'est toujours a la fin de quelque chose qu'il se decide a supprimer tout le mauvais pour ne nous faire regretter que le bon...Il nous fait oublier tous ces moments ou on s'est dit "Qu'est ce que je fous la ?", ces hesitations, ces crises...Et il ne nous laisse rien d'autre que cette fichue boule de nostalgie, deja triste d'etre partie avant meme d'avoir passe la porte...

Encore un de ces soirs entre 2 vies...Entre 2 presents...Je ne sais absolument pas ce que me reserve la suite...Il va falloir mettre de cote la nostalgie et les regrets...
Parce que c'est demain que la vraie vie recommence...

Et c'est un peu plus tot que prevu...

Fermez la parenthese.

Comptine d'un autre monde...

le 01/02/2008 à 13h49


oOo Music oOo

Je ne m'en lasserai jamais...
Quand j'écoute ces quelques notes au piano, ces simples mais étourdissantes notes, je me sens transportée dans un autre monde...Un ailleurs un peu plus magique et beau que notre réalité à nous...
Y a comme ça des choses qui remontent mais j'sais pas vraiment d'où...
Et d'un coup j'ai comme un peu le vertige...

Des sensations douces et sucrées...Mélanges de souvenirs heureux, d'atmosphères à peine palpables, de noeuds au ventre, de papillons au bout des doigts...

J'ai comme un gout de bonbon dur à la fraise qui revient dans le fond de la gorge...Ces bonbons que j'adorais sucer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un infime et minuscule bout qui allait mourrir sur le dessus de ma langue...

Puis j'ai comme des envies de me tenir debout, les pieds fermement vissés au sol, au centre d'une flaque d'eau sous une pluie torrentielle, juste devant un manège avec des chevaux de bois...
Envie d'admirer des ciels en feu aux dégradés qui prennent aux yeux et qui font mal tellement c'est beau à regarder...

Envie de ballades à vélo quand on a 10 ans et qu'au moment de la grande descente rien d'autre ne compte que la force du vent qui vient frapper les gouttes de sueur gelée qui perlent sur notre front...
Envie de danser sous la pluie sans me préoccuper du reste du monde autour, ou alors de courrir toujours sous cette même pluie de toutes mes forces, jusqu'a n'en plus pouvoir, mais continuer quand même...
Envie de crier, d'hurler quelque part tout ce qui me brûle et déborde à l'intérieur...De m'en débarasser comme on lache la ficelle d'un cerf volant...

Envie de contrôler ces moments particuliers quand on écrit et que pour une fois ça sort...
Ces instants de grâce impalpable ou pour une fois les mots viennent seuls et ou tout s'enchaîne...
Ces secondes éphemères ou à l'interieur de nous ça bout avec une force incroyable...

Quand les doigts ne vont plus assez vite...
Quand le coeur s'emballe...
Ces moments ou on s'accroche à ses mots pour n'en perdre aucun comme si on s'accrochait au wagon d'un train qu'on a failli rater...

Et la tout du long de l'écriture il faut courir, il faut tenir bon, ne rien laisser filer...
Assumer l'ordre dans lequel arrivent ces mots, les laisser sortir comme ils veulent...Même si ce ne sont pas les bons...

Cette mélodie me prend à la gorge, au ventre, aux doigts, partout...Elle me pousse vers quelque chose que je ne contrôle pas vraiment et qui m'échappe...

J'adore m'asseoir sur mon lit, en fin d'après-midi, un casque de walk-man sur les oreilles...Juste au moment ou ce soleil froid d'hiver commence à décliner et que le ciel prend des teintes roses et bleutées tandis que les hauts des toits des maisons et des immeubles en face de ma fenêtre s'habillent d'une jolie teinte dorée, comme si des bouts de soleil se reflétaient dans les murs...
A ce moment précis de la journée...
Cette petite demi-heure, cet entre-deux qui fait une séparation entre la banale lumière du jour et le côté un peu déprimant de la nuit une fois tombée alors qu'il est encore si tôt...

Je m'installe donc là et je laisse défiler cette mélodie, les yeux fermés...Juste pour pouvoir en saisir chaque note, chaque variation...Bougeant imperceptiblement la tête et les doigts pour en accompagner le rythme...
Je me figure un piano imaginaire et je fais jouer ma main droite tout doucement dans le vide...

Je ne m'en lasserai jamais...
Quand j'écoute ces quelques notes au piano, ces simples mais étourdissantes notes, je me sens transportée dans un autre monde...Un ailleurs un peu plus magique et beau que notre réalité à nous...

Tiersen est un magicien.

I'm a poor lomesome cow-boy

le 19/01/2008 à 00h29
 

Trottoirs bleu-pluie, chaussée qui glisse
Nuit de brouillard, lumières artificielles
 
C'était il y a une semaine déja...
 
Debout, seule sous la pluie. A 4h du matin...
La pluie est parfois la bienvenue, quand de sa fraicheur glaciale elle efface quelques traces salées sur le visage rempli de larmes de quelqu'un qui n'a pas envie qu'on lui pose des questions à ce sujet...
 
Qui ne s'est jamais caché pour pleurer tranquille ?
 
Tout laisser sortir...
Cette boule à l'intérieur, qu'on crève d'envie d'expulser par chaque pore de sa peau, la noyer sous cette pluie une bonne fois pour toute...
Pleurer pour une raison principale mais sentir qu'en fond y a tellement d'autres choses encore plus fortes...
 
 Dans nos intérieurs d'infinie solitude
On rêve d'ailleurs sous d'autres latitudes 
 
Je me suis sentie seule...Ca a été ça la grosse partie à noyer je crois... 

J'ai regardé l'heure sur mon portable, il était 4h17. Et j'étais la, trempée, dehors, devant les portes éléctriques de cet hopital qui ne cessaient de s'ouvrir pour laisser entrer des pompiers, des ambulanciers et des gens blessés ou pour laisser sortir des proches inquiets, des fumeurs compulsifs, et puis des comme moi aussi...Qui remerciaient la pluie de tomber...
 
Seule...

J'ai fini par rentrer à l'intérieur et je me suis assise sur un de ces sièges en plastique inconfortables près des machines à café...

J'ai du relire 50 fois les mêmes affiches, les mêmes petits morceaux de papier plaqués sur les murs...Toutes ces phrases remplies de vocabulaire médical, d'invitations à ramener sa carte vitale ou ses papiers d'identité en cas d'hospitalisation...
Dans le couloir plus loin deux internes faisaient la course sur deux chaises de bureau roulantes...
 
Seule...
 
On passe nos vies à vouloir se défaire de cette sensation de manque...Cette envie d'être 2...
Cette envie d'être plusieurs même tant qu'à faire...
On court après l'assentiment des autres, après leurs sentiments aussi...Surtout...
On a besoin de se sentir aimés, d'avoir la sensation qu'il y a des gens derrière nous, devant nous...A nos côtés...

La solitude coupe nos ailes, elle enferme nos rêves dans des prisons de verre innaccessibles aux autres et à nous même...
Il faut des gens autour de nous pour accepter de se laisser pousser vers plus haut, pour accepter de réaliser des grandes choses...Pour avoir confiance en nous même...
 
Qui peut dire qu'il n'a besoin de personne ? Que la solitude complète lui convient parfaitement ?
Qui ne rève pas quelque part d'être simplement reconnu à sa juste valeur ? D'être compris ?
 
Ce que chaque homme fait est manifesté par son envie de se faire comprendre de quelqu'un d'autre...Le language, l'art, la musique, la peinture...

Nos blogs à tous...
 
Dans tout ce qu'on entreprend on cherche une ouverture sur les autres...On cherche à se faire comprendre...On cherche a faire partager notre musique intérieure...
 
Parfois je me sens incomprise...
J'ai l'impression que personne ne sait déchiffrer mes dessins, ne lit à travers les lignes de ce que j'écris, ne comprend ma musique, mes mots, mes façons d'être au quotidien...

Et dans ces moments là je me sens seule...
 
Il y a ce vide, ce fichu vide à combler qui brule la gorge et les yeux...
Cette envie un peu ringarde et kitch (dans le sens ou on m'a éduquée), d'être "aimée"
Cette envie que ma mère ne détourne pas la tête dès que les choses deviennent un peu sentimentales entre nous...
Cette envie que tout ces sentiments non partagés pour certaines personnes le soient enfin...
Cette envie...

La solitude c'est un vide qui se remplit pas, un récipient percé qu'on sait pas vraiment comment réparer... 
 
Et puis parfois...On se lève un dimanche matin et on trouve quelques mots dans sa boite email...
Ces mots d'une des personnes qui compte le plus au monde pour nous...
Un cousin, un ami un frère qui a tout partagé de notre vie...
 
"Il y a tant de choses que je n'aurai jamais fait avec personne d'autre que toi...La Wendy que tous les enfants recherchent !!! La spielberg qui nous fait des supers montages videos!!! La meilleur amie toujours la pour faire la con avec toi et te soutenir quand ça va pas!!!! Et aussi la grande soeur que je n'ai jamais eu...

Ma wendy...

Je voulais te remercier pour toutes ces choses, ou devrais-je dire aventures qu'on a pu vivre ensembles depuis que je suis tout petit!!!!! Merci pour tout...Je ne pourrais jamais te dire a quel point cela m'aura touché et je suis heureux que tu aies fait toutes ces choses avec moi!!!! Je sais que tu ne pars que pour 1 ans et demi ou 2 ans mais tu vas me manquer, ça va me faire tout drole...
Deja que Lyon je trouvai ça loin mais New-York!!! C'est plus la porte a coté!!!! Bon d'un coté toute les fois ou on s'est imaginés à New-york, faire pleins de trucs aux états-unis, on devrait pouvoir bientot les réaliser mais ça va etre long à attendre!!!!
Enfin voila quoi tout ça pour te dire merci pour tout!!!! Me laisse pas trop longtemps..."
 
Et pour une fois c'est con, mais on pleure parce qu'on sait qu'on est pas seul en fin de compte...

Et la on aurait envie de le montrer au monde entier..."T'as vu hein y a quelqu'un qui m'aime!"
 
De toutes les compétitions d'une vie, toutes ces épreuves, ces ambitions, ces moments difficiles, ces réussites...Je crois que le plus beau au final c'est de se dire qu'on était pas seuls...
 
Sinon ça ne vaut rien...

Comme un enfant qui tombe dans la cour de l'école et qui, voyant qu'il n'y a personne ne pleure pas.
A quoi bon pleurer si il n'y a personne en face pour sécher nos larmes...Pour en effacer les traces ?
 
Il ne faut pas toujours compter sur la pluie pour faire tout le travail non plus...

Happy New Year

le 02/01/2008 à 02h39
 

 

"On peut être nostalgique de quelque chose alors qu'on est encore en train de le vivre"

C'est une remarque que je me suis faite ce matin sur les coups de 8h45...

J'étais assise sur le sol, contre un radiateur, dans le noir...La lumière fonctionnant sur minuterie et personne n'ayant eu envie de la rallumer la dernière fois qu'elle s'était éteinte...

On était 7 dans la pièce, dispatchés à des endroits différents, debout, assis contre un mur, sur une chaise, une table, ou encore sur le rebord d'un évier avec les jambes dans le vide...A parler de tout et de rien ou à laisser la place en fond à la musique qui défilait de façon aléatoire...

Ce n'était pas encore fini et pourtant...Déja nostalgique...

Je regardais dehors le jour se lever lentement dans la brume, et dans la tête j'avais les images d'hier soir qui revenaient par bribes, comme si tout ça remontait à bien plus loin...Comme si cette nuit en avait duré trois...

L'atmosphère légère et blagueuse du début de soirée, les bulles d'un champagne à 60 euros à minuit ("T'as un euro qui coule là"^^), les mains froides qu'on serre les unes dans les autres à travers la foule pour atteindre ensemble le parvis de l'hotêl de ville sans se perdre, alors qu'on a paradoxalement les joues en feu...
Un feu d'artifice magnifique au son d'une reprise de "Qui saura" (me faire oublier 2007 (8)) chantée à 5000 et qui colle des frissons...
Un décompte interminable...
Puis des gens qui crient "Bonne année ", qui s'embrassent, se sourient alors qu'ils ne se connaissent même pas et s'ignoreront probablement à nouveau dès le jour revenu...

Un retour dans la nuit gelée, en rigolant de tout et de rien, en reproduisant ce fameux ptit rituel des Beatles sur le passage piéton qui m'avait tant manqué...

De retour au chaud,une guitare, six voix un peu éraillées d'avoir crié le décompte...A chanter des vieilles chansons et aussi des moins vieilles...
Wonderwall...moment spécial...

Enfin 4h d'une discussion qui semble n'en durer qu'une...Souvenirs d'enfance, de power-ranger jaune jeté sur un toit de maison et perdu dans la gouttière, de musique, de club dorothée, et de toutes ces choses qu'on croit toujours être les seuls à avoir connu avant de se rendre compte que ce n'est finalement pas le cas...

Et puis ce fameux instant de 8h45 perdu entre deux jours qui n'ont pas vu de sommeil marquer leur rupture...
Après avoir rangé...Avant de partir pour la gare...
20 minutes perdues dans le vague...
Un flou brumeux du à l'état de fatigue, mélangé aux regrets que ce soit fini si vite...Un gout de champagne un peu amer au fond de la gorge, les mains qui ont retrouvées leur couleur et leur chaleur, le teint qui n'a pas dérosit...Les yeux cernés, mais le sourire jusqu'aux oreilles tandis que What a wonderful world accompagne doucement ce moment en fond sonore...

Vient enfin le départ pour la gare, la montée dans le train...
Laisser derrière soi ce qu'on avait déja quitté si difficilement la première fois en se disant que cette fois c'est pour bien plus longtemps..

Et puis la tête collée au carreau, le paysage qui défile à toute vitesse, et ce présent qui rattrape sans prévenir...
1er janvier...Il n'y aura pas eu de bonnes résolutions cette fois...
Les derniers messages de bonne année arrivent sur mon portable...

Petite pensée pour l'avenir...
Il reste à cet instant 34 jours avant ce départ tellement important...
Je réalise qu'on vient officiellement d'entrer dans l'année de la réalisation d'un de mes plus grands rêves...

Dans 34 jours à cette heure ci , je regarderai peut être par la fenêtre d'une chambre d'hôtel la vue de New York s'étendre sous mes yeux...Rien que d'y songer j'en ai le vertige...Mais le genre de vertige qui fait du bien...

Sur ce et en attendant, je vous souhaite à tous une excellente année ! Qu'elle réponde à toutes vos attentes, même les plus folles !

(Et puis si vous pouvez, essayez de réaliser vos rêves, c'est plus facile qu'il n'y parait, vous verrez :) )

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