Crepuscule-Road

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Articles de Supercalifragile

Sunday sunny sunday

le 16/09/2007 à 17h31
 
 
Il fait beau aujourd'hui...Un temps magnifique...A croire que l'été s'est trompé...Il avait peut être oublié quelque chose et il n'arrive que maintenant...
Je suis assise à mon bureau, les volets sont légèrement entrouverts pour m'éviter d'être aveuglée,il faut dire que le soleil a déja attaqué ma moitié de ciel...
Je suis assise la donc...Pas un bruit dans la résidence, pas un bruit dans mon appartement...Et dehors les feuilles des arbres sont lentement secouées par un mini vent qui s'accorde parfaitement aux quelques notes que j'écoute...
J'adore l'ambiance du dimanche...Je crois que c'est mon jour préféré bien que je l'ai parfois détesté et trouvé déprimant...
Il a quelque chose en lui que les autres jours n'ont pas.

Depuis toujours le samedi a eu cet élan, cette vitalité qu'on ne retrouve pas dans le dimanche...Le samedi annonce le début d'un week end, des projets, des envies de voir des gens, de sortir le soir ou je ne sais quoi d'autre...
En primaire et au collège j'adorais le samedi...Dernier jour d'école...
J'adorai rentrer à midi en trainant mon lourd cartable et en ayant l'impression qu'un laps de temps immense s'étendait entre mon samedi midi et mon lundi matin...
Cette sensation persistait jusqu'au samedi soir...Le lendemain en me réveillant elle avait déja disparu...On entrait dans la "fin du week end".
On avait beau ne même pas avoir fait la moitié du chemin entre le samedi midi et le lundi matin, le dimanche n'était rien d'autre qu'un "dernier jour".
Dernier jour de repos pour ceux qui reprennent une vie active dès le lendemain, simple dernier jour de la semaine pour les autres...
 
Cette semaine je n'ai rien de prévu pour mon lundi, je n'ai rien fait d'exceptionnel de mon samedi...Et pourtant je me rends compte que le dimanche continue à avoir cette saveur un peu particulière...Il reste un jour à part parmi les autres...Même noyé dans une foule d'autres jours sans activité il reste unique...
 
Je sais pas si je suis la seule a ressentir cette atmosphère particulière qui habite chaque dimanche...Quoi qu'on fasse ce jour là c'est différent d'un autre jour. On aurait tout à fait pu faire exactement la même chose un jeudi ou un lundi, on l'aurait ressenti différement...
 
Le dimanche les villes sont anésthésiées, les rues sont presque désertes, les magasins sont fermés...
Il y a cette citation de Yves Montand, qui disait : "Le dimanche même le soleil est différent"
Je trouve ça très vrai...Ca a dailleurs quelque chose de rassurant de voir que je ne suis pas la seule à le ressentir comme ça...Je me l'explique pas mais le soleil du dimanche a quelque chose de différent d'un soleil du lundi (si cher à Claude François^^)...Il se fait protecteur du silence...Comme s'il veillait sur le repos du monde...
 
Et puis il y a les activités du dimanche...Les choses qu'on ne fait que ce jour là...Trainer au lit jusqu'à pas d'heure par exemple...(oui je sais moi j'ai pas attendu le dimanche pour le faire),
 
J'ai toujours adoré me mettre devant un bon film le dimanche en fin d'après midi...Sur les coups de 16heures le plus souvent, je pars en expédition dans ma vidéothèque, je choisis généralement un film que j'ai déja vu plusieurs fois et qui donc ne risque pas de me décevoir. Je me prépare un petit gouter et je m'installe devant la télé...
Quand une nouvelle semaine s'annonce pour bientôt c'est une façon de faire illusion...De se noyer dans des images, s'égarer dans un autre univers, le temps d'oublier que c'est bientôt terminé...Que le lendemain le réveil sonnera sur les coups de 6h30 et qu'on rêvera d'un nouveau dimanche...
 
Certains trouvent que le dimanche est une journée terne, vide d'âme, simplement parce que dehors il n'y a pas "âme qui vive" dans les rues ou parce que, tels des enfants qui malgré une tonne de jouets ne vont pas trouver à s'occuper, ils s'ennuient...
 
Ca me fait penser à cette autre citation très juste qui disait à peu près ceci "Des millions d'êtres humains rêvent d'une vie éternelle alors que s'il pleut le dimanche après-midi ils ne savent pas quoi faire".
 
Bonne fin de dimanche à tous.

A comme Article

le 01/09/2007 à 02h39
 
 
Il y a cet article que je n'écris pas...
Celui qui est sans arrêt en suspens, bien accroché au fond de mon esprit...
Il se trouve la depuis des semaines, des mois...
Depuis le tout premier mot du tout premier article de mon tout premier blog...
 
Cet article la en fait c'est les dizaines d'articles que je n'ai jamais écrits, jamais postés...Ceux sur lesquels je n'ai jamais réussi à mettre de mots...Toutes ces envies avortées, ces soirs ou jme suis dit "bon sang j'ai envie d'écrire"...Ces moments indescriptibles ou y avait un truc au fond de mon ventre, au fond de ma tête, qui démangeait le bout des doigts et de l'esprit, qui faisait qu'a un instant précis je me disais "Je vais écrire"...
Et chaque fois le même cheminement, inéluctable...
Tout comme parfois une odeur, une chanson ou un simple mot nous ramènent a une atmosphère, a un autre endroit à une autre époque à peine palpable...Et tout comme cette sensation s'évapore bien souvent aussi rapidement qu'une bulle de savon qui éclate, je perd le fil, les mots, le thème, l'envie d'écrire...
 
Il y a tellement de choses que j'aurai envie de dire, d'écrire et que je n'écris pas...Parce que les mots ne sont pas assez distincts pour matérialiser mes pensées, parce que je n'ose pas tout simplement, parce que c'est trop personnel, parce que ça ne serait pas intéressant...Tout ça forme comme une boule qui grandit de plus en plus à l'intérieur et qui matérialise ce qu'on pourrait appeler l'Article...
Celui que j'ai envie d'écrire chaque fois que j'en commence un nouveau, celui qui parviendrait à mettre des mots sur tout ce que je ressens, celui qui ne sort jamais.
 
Ca serait un article qui exprime simplement ce que jressens quand j'entends la voix de Balavoine, le chamboulement que cette simple harmonie vocale peut créer en moi...Un peu le même que celui que jressens quand "Je t'écris" de Cabrel fait résonner ses premiers accords et emplit la pièce ou je me trouve...
 
Ca serait un article qui dit aussi "je t'aime" à ma place à tous les gens pour qui je ressens ce sentiment. Parce que je n'arrive pas à le dire. Parce que c'est si compliqué pour moi quand c'est si simple et évident pour d'autres. Parce qu'on m'a élevé sans m'apprendre à montrer mes sentiments, sans m'apprendre à gérer ce qui découle de ce que jressens...
Ca serait un article qui explique que moi aussi j'aimerai être à l'aise avec les autres, être naturelle...
J'ai toujours envié les gens qui ont une contenance, qui savent quoi faire de leurs mains quand ils ne bougent pas, qui ne sont pas crispés quand d'autres les prennent dans leurs bras, qui existent simplement et qui habitent l'espace de leur charisme...
 
Ca serait aussi peut être un article qui se demande peut être pourquoi les réactions à ce que j'écris sont devenues plus discrètes avec le temps, qui se demande si les mots ont perdu de leur intérêt...
 
En fin de compte, ça serait un article qui exprimerait mieux que moi des dizaines d'autres choses, celles qui ne me viennent pas à l'esprit là tout de suite mais qui m'assaillent pourtant toute la journée...
Un sourire, un geste surprenant dans la rue, un moment ou je me sens juste bien avec des gens et ou l'envie d'écrire pointe le bout de son clavier, une envie aussi forte que la voix de Lara Fabian qui crierait parce que quelqu'un lui a marché sur le pied...Une envie qui disparait toujours au moment de mettre le tout en forme...Au point que j'ai ensuite la sensation désagréable de ne profiter des beaux moments que pour ce qu'ils m'inspireront dans un futur article et que j'éprouve la frustration de ne finalement même pas réussir a retirer quelque chose de ces beaux instants...
 
J'avais lu un jour une phrase dans un bouquin qui disait à peu de chose prêt "Il aimait prendre des photos uniquement pour l'impression qu'elles pourraient lui procurer à l'avenir d'avoir vécu de beaux moments".

Je me dis qu'a fonctionner comme ça on oublie de savourer...Qu'a se fabriquer un album de souvenirs de moments importants on perd son temps, l'oeil derrière l'objectif et on oublie de vivre...
 
Alors depuis quelques temps les mots viennent moins...Peut être parce que j'ai arrêté de regarder uniquement à travers l'objectif de l'appareil, a la recherche d'une belle photo...Ou peut être simplement parce qu'il n'y a plus rien de si beau à voir de l'autre côté...Je penche plus pour la 2eme supposition...Même si je préfererai mille fois que ce soit la premiere...
 
 
Ce fameux article dont je parle, c'est peut être celui la, ou alors ce sera le prochain qui sait...
 
Ou alors il se peut simplement qu'il ne sorte jamais vraiment...Après tout, le jour ou je n'aurai plus cette petite boule qui grandit à l'intérieur c'est peut etre simplement que je n'aurai plus rien à dire...

It's time to grow

le 28/08/2007 à 03h47
 
"Etre adulte"
 
Quand j'avais 10 ans, ce statut ne m'évoquait pas spécialement grand chose...Ca sonnait un peu comme le nom d'un pays lointain dont je ne comprenais pas encore vraiment les rites et les coutumes...
J'me disais qu'un jour j'y évoluerai les mains dans les poches, mais qu'en attendant c'était pas pour moi...Rien ne pressait...
 
Aujourd'hui je continue à me demander par ou on y entre dans ce fameux pays...Et puis surtout jme demande si j'ai réellement envie d'y vivre...
 
J'ai 22 ans et parfois je me demande ce qu'il y a d'adulte dans ma façon d'être et de vivre...
 
A 20 ans passés, j'ai toujours une écriture de petite fille de 10 ans...
 
Petite je croyais naivement que l'écriture studieuse et belle des adultes elle venait en nous avec l'âge...
Alors que les grands traçaient des petites formes fines et élancées, des courbes filiformes qui épousaient à merveille la blancheur de leurs feuilles, ben mes lettres à moi elles étaient toutes rondes, souvent raturées, indépendantes les unes des autres...
J'ai presque toujours écrit en détaché...
Il faut dire que mon écriture attachée de gauchère était hideuse...Alors j'me suis dit qu'il fallait un peu plus d'espace et de rondeur à tout ça...J'ai passé des soirées à me façonner une écriture qui me plaise...
J'ai gardé la même depuis...Elle a surement un peu évolué, mais des les grandes lignes c'est resté la même...
Je n'écris toujours pas comme une adulte...
Ca peut paraitre stupide mais j'me dis que ça peut être problématique à long terme, quand plus tard je devrais faire des mots d'absence à mes enfants, on risque de croire qu'ils les ont fait eux même, ça serait dommage ^^
 
 
J'ai 22 ans et je bois toujours un bon chocolat pour mon petit déjeuner, je deteste le café, le thé, mais aussi l'alcool et toutes les boissons un peu amères...
Je préfere ce qui est doux, qui ne pique pas...
Je me fais mes propres repas, et parfois je me prépare du jambon avec de la purée ou des pates comme quand j'étais petite. Je coupe mon jambon en tout petits morceaux parce que comme ça ça passe mieux.
Au gouter j'achète encore des Z'animos, jfais des ptites histoires avec l'hippopotame et le lion qui se battent et le singe qui fait l'arbitre. J'adore sentir l'intérieur du sachet quand il est vide...Ca sent trop bon un sachet de Z'animo vide (même plein d'ailleurs ^^)
J'adore déjeuner et gouter devant les dessins animés, même s'ils sont moins bien que ceux d'avant.
 
J'ai 22 ans et je sais pas gérer un budget, je dépense impulsivement mon argent. Je sais pas ce que je ferais quand je serais "grande". Je m'ennuie dans les soirées ou les adultes parlent de leur voiture, leur boulot , de ce qu'ils ont lu dans le journal le matin même...Ces soirées ou ils critiquent les amis absents avec des amis qui seront critiqués à leur tour lors de la prochaine soirée à laquelle ils ne seront pas invités.
 
Je ne supporte pas la mentalité de ceux qui m'entourent et me répètent qu'il faut trimer toute sa vie pour survivre. J'ai envie de me la garder ma naiveté candide qui croit que jpourrais passer à côté.
Je sais que j'ai tort d'y croire mais j'ai pas envie qu'on me le répète. Malheureusement c'est leur activité favorite à eux.
 
J'entends sans arrêt les mêmes mots depuis que j'ai dépassé l'âge ou on nous ménage encore..."Grandis", "Assume toi", "Prends tes responsabilités il serait temps !".
 
Devenir adulte c'est entrer dans un monde dans lequel on doit forcément gagner sa vie pour avoir ne serait ce que le droit de la vivre.
On passe notre vie à essayer de la gagner. Et au final on y perd beaucoup...Y a tellement de choses qu'on pourrait faire sans ça...
J'ai pas la prétention de vouloir changer le monde, je suis pas utopiste. Y a un moule, on s'y conforme. Il faut travailler fort et dur. Cotiser toute sa vie pour pouvoir se faire assister par d'autres que nous plus tard quand sera vieux.
Mais le système me dérange...J'y peux pas grand chose mais il me dérange...Je voudrais pouvoir voyager à ma guise sans penser au prix du billet d'avion, apprendre des tas d'instruments de musique sans empiéter sur un "temps de travail"...Et tellement d'autres choses...
Et puis surtout, j'voudrais ne pas être forcée de cotoyer l'hypocrisie du monde des grands.
J'suis la seule a en avoir assez de ces gens qui font semblant de s'apprécier pour se démolir derrière, ces gens qui jugent, qui commentent tout...Ces gens qui parlent politique pendant des heures sans jamais réussir à tomber daccord alors que 3 minutes ont suffi à m'endormir ?
 
Ce que je ressens ne révolutionne rien, c'est un discours un peu niais stéréotypé tout ce qu'on veut. C'est même un "discours de flemmarde qui a le toupet de ne pas s'intéresser à l'avenir de son pays et du monde qui l'entoure" dira un adulte. Il aura probablement raison...Oui, et alors ?
 
Contrairement à ce qu'on peut sous entendre devenir adulte ça ne signifie pas forcément devenir intelligent, parce qu'à choisir entre l'intelligence d'un enfant et celle d'un adulte je n'hésiterai pas longtemps personellement.
 
J'ai 22 ans et quand je serais grande, je serais tout sauf adulte.
 
Et la ma mère se dit "Eh ben on est mal barrés" ^^

Petit coup de coeur

le 26/08/2007 à 13h56

 


(En attendant la suite...)

Almost Lover


Your fingertips across my skin
The palm trees swaying in the wind
Images


You sang me Spanish lullabies
The sweetest sadness in your eyes
Clever trick

 

Well, I never want to see you unhappy
I thought you'd want the same for me

 

[Chorus]
Goodbye, my almost lover
Goodbye, my hopeless dream
I'm trying not to think about you
Can't you just let me be?
So long, my luckless romance
My back is turned on you
Should've known you'd bring me heartache
Almost lovers always do

 

We walked along a crowded street
You took my hand and danced with me
Images
And when you left, you kissed my lips
You told me you would never, never forget
These images

 

No

 

Well, I'd never want to see you unhappy
I thought you'd want the same for me

 

[Chorus]
Goodbye, my almost lover
Goodbye, my hopeless dream
I'm trying not to think about you
Can't you just let me be?
So long, my luckless romance
My back is turned on you
Should've known you'd bring me heartache
Almost lovers always do

 

I cannot go to the ocean
I cannot drive the streets at night
I cannot wake up in the morning
Without you on my mind
So you're gone and I'm haunted
And I bet you are just fine

 

Did I make it that
Easy to walk right in and out
Of my life?

 

[Chorus]
Goodbye, my almost lover
Goodbye, my hopeless dream
I'm trying not to think about you
Can't you just let me be?
So long, my luckless romance
My back is turned on you
Should've known you'd bring me heartache
Almost lovers always do

 



 

(8) Jetzt geht's los (8)

le 15/08/2007 à 03h52

"Encore un jour se lève sur la planète Alsace,
Et t'as depuis longtemps compris qu'ici plus rien ne se ressasse (8)"

J'étais pas sure d'en faire un article, et puis finalement si. J'en ai envie.^^
Peut être que c'est pour conserver une part de la magie par écrit, histoire de pas oublier trop vite (parce que ça commence déja à devenir flou là, jdois avoir encore un peu d'eau dans les yeux :P)

...

Samedi matin, sur le coup de 7h20, alors que le ciel se réveillait doucement d'une courte nuit et faisait un concours de dégradés de gris, mes yeux faisaient eux de leur côté un concours de "On reste ouverts plus de 4 secondes même si c'est dur ok?".
Je suis montée dans un train faisant la liaison Lyon-Strasbourg avec une petite pointe d'appréhension bien calée au fond du ventre...Celle qu'on ressent souvent la veille d'un examen ou d'un évênement important.

Une petite pointe qui me rappelait par bribes lancinantes que j'allais rencontrer incessament sous peu une personne dont je ne connaissais rien de plus que la couleur de sa police d'écriture sur MSN et son habitude de mettre des "mdr" à la fin de presque toutes ses phrases.^^ 

Bon bien sur ça ne se limitait pas qu'à ça. En 2 ans d'amitié on apprend à découvrir les gens, ce qui se cache derrière leurs smileys, leur façon de parler, leur façon d'être...

Mais dans la vie, la vraie, deux personnes qui se font face sans jamais s'être rencontrées avant alors que pourtant elles se connaissent déja parfaitement de l'intérieur, c'est une sensation particulière... 

J'étais donc un petit peu nerveuse en prenant ce train, mais pas stressée à outrance, juste curieuse de ce que me réserveraient ces 3 jours... 

5 heures de route à scruter un paysage enfoui sous une brume matinale, éclairé furtivement par quelques rayons de soleil qui refaisaient bien vite la place aux nuages gris foncés de ma ville de départ...

5 heures à tenter de rester éveillée, lisant quelques pages de mon bouquin, puis le reposant, observant mes voisins, un couple tellement assorti qu'on aurait dit un frère et sa soeur,qui dormaient serrés dans les bras l'un de l'autre...Un employé, (sosie d'Erwan de Secret Story) venant me demander pas très gentillement de mieux ranger mon sac qui dépassait légèrement dans l'allée...Bref 5 très lonnnnngues heures... 

11h50, petite montée de stress, le train arrivait à 12h06 précisemment. La nervosité augmentait progressivement, bien que je sache pertinement qu'une fois descendue du train elle s'évaporerait instantanément... 

Et en effet, je ne saurai pas dire à quel moment elle a disparue, mais ça à été le cas...Un moment j'étais sur les marches du petit escalier menant au quai de la gare, un peu tremblotante de l'intérieur, et l'instant d'après on était ensembles et on se marrait pour je ne sais plus quelle raison...
Rire, on a presque fait que ça en 3 jours en fin de compte. Si je cherche un seul moment ou on ait pas ri pendant plus de dix minutes durant ces 72 heures, je ne vois que les nuits. Et encore si nos rêves se sont souvenus de toutes les conneries qu'on avait pu raconter pendant la journée, ils ont du bien se marrer eux aussi.^^ 

C'est difficile de raconter ces 3 journées sans rentrer dans la liste un peu rébarbative, et puis tout raconter ne servirait à rien. On sait déja ce qu'on en retiendra, chacune de nous sait ce qui l'a marquée, l'a fait marrer, lui a fait peur (Pegasus dédicace 03)...Mais je vais quand même parler de quelques moments que j'ai retenus un peu plus que les autres. Ceux qui me viennent en premier...

L'ouverture des cadeaux d'anniversaire d'abord...C'était la première fois qu'on m'emballait mes cadeaux d'anniversaire dans la page de la rubrique nécrologique du journal mdr, je connaissais pas ce Mr. Schmitt et ce Mr. Voegel, mais ils auront vécu leur minute de gloire posthume grace à moi ^^
Il y a eu le soufflage de bougies qui a manqué de m'achever (j'en rajoute à peine). Faut dire que faut pas être bien douée pour inspirer toute la fumée en même temps qu'on souffle dessus...^^

 Je retiendrais l'après midi dans le jardin, la balle de tennis sur le toit du garage, la partie enflammée de tennis-épingle-basket que j'ai gagné haut la main (espece de Nadal), et puis le moment ou on était allongées sur le sol pas super confortable et qu'il s'est mis à pleuvoir. Faut être un peu con pour rester allongé sur le sol quand il pleut. Ca tombe bien, on l'est un peu justement ^^ 

Je retiendrais le restaurant qui nous a permis d'observer qu'on a à ce jour atteint à peu près la même maturité d'esprit, ça fait plaisir : Alors que tout le monde prend de l'alcool nous on veut du jus de fruit...
Et puis on termine le repas en dessinant une fresque sur la table comme quand t'étais petite. (Je pense d'ailleurs sérieusement à faire encadrer la photo de cette oeuvre magnifique, pour l'emmener avec moi de l'autre côté de l'atlantique, et montrer aux américains c'est quoi un vrai artiste
"This is Nelson Monfort ! He's thrai thrai bilingue ! "^^ )

Je retiendrais aussi la journée entière à Europa Park. Quand on a mon âge mental une journée dans un parc d'attraction en plein été c'est comme avancer noël de 6 mois.
Je ressens un manque de sensations fortes depuis que je suis rentrée. J'ai envie de stresser à nouveau à fond avant de faire des attractions pour finalement les trouver géniales, j'ai envie de remanger sur ce banc ou quand on regardait pas a gauche et pas à droite lol on avait vue sur ce paysage magnifique tout droit sorti d'un Amélie Poulain, l'eau, la petite barque, le pont, les fleurs, le soleil, et "La vie en rose" jouée à l'accordéon derrière nous...
Si on avait voulu créer un moment parfait artificiellement on aurait pas fait mieux ^^

Je retiendrais aussi forcément la soirée télé qui a suivi, on était exténuées et rouges comme après trois bouteilles de vin...
Le somnolage devant Urgences, la tourte au poulet du père de Gates, et puis surtout le fou rire aux larmes qui fait du bien^^, Nadal,les frisottis tout ça...

Enfin, je retiendrais le massage cardiaque de Baloo et Moogli qu'on avait essayé de noyer dans le lavabo "1, 2, 3, 4, 5 On dégage!! Ouf ! Ils respirent encore !" ^^

Mais aussi en vrac les batailles d'eau (y en a eu au moins une par jour si on compte la fontaine d'Europa Park mouahaha), les trucs qu'on s'est allègrement balancé à la figure (peluches, boulettes de papier journal), même si t'en à pris plus que moi (la faute à que jsais pas viser 03), les tatouages supers discrets sur le tennis, la séance photo Starsky & Hutch, l'Oasis pomme cassis framboise (d'ailleurs j'en ai acheté aujourd'hui, c'est trop bon ! Normal Oasis is good ^^), l'écoutage d'Hallelujah avec les répétitions des fins de phrases, le High Five avec la papatte de Kumy the cat,  et puis les dizaines de fous rire ou de rires pas fous mais sympas quand même...Ils avaient pas toujours une raison intelligente d'exister (jamais même), mais ça fait du bien de passer 3 jours à rire dans une vie, ça rattrape tout ceux ou on fait la tronche ^^ 

Voila, j'avais envie de laisser une trace écrite de ces quelques jours, même si ça n'a réellement de sens que pour nous, même si ça n'a de résonnance que dans nos mémoires respectives. J'espère que tu es aussi pleine de bons souvenirs que je le suis, (même si t'as passé ton temps à compter les heures nous séparaient de mon départ et de ta libération mdr). 

Avant je pouvais dire que l'amitié par internet j'y croyais, j'avais une expérience assez longue de la chose. Aujourd'hui j'peux dire que je crois en l'amitié tout court. En la notre en tout cas :) 

GERONIMOOOOOOOOOOOOOOO

"Alors on va parler, remplir notre existence, et puis une fois encore aller dormir, mais demain tout recommence (8)"

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